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Définition du son

Le son est une sensation auditive engendrée par une vibration acoustique. il est pur quand la vibration acoustique correspondante est une fonction sinusoïdale du temps. Il se caractérise par sa fréquence et son niveau sonore.

Définition du bruit

Sur le plan psycho sensoriel, les bruits sont des sons indésirables : Le bruit est défini comme un son dépourvu de caractère musical, plus précisément comme un son gênant, indésirable.

Pour le législateur, le bruit désigne toute sensation auditive désagréable et gênante, tout phénomène acoustique produisant cette sensation.

Sur le plan physique, il s'agit d'un ensemble de vibrations sonores, complexes, désordonnées, ayant un caractère aléatoire et n'ayant pas de composantes bien définies.

La fréquence

Correspond au nombre de périodes par seconde, c'est à dire au nombre de vibrations complètes qui se produisent en 1 seconde. La fréquence s'exprime en Hertz (Hz). La fréquence caractérise la hauteur du son.

Les sons de fréquence basse (vibrations inférieures à quelques centaines de Hz) sont perçus comme des sons graves, ceux de fréquence élevée sont perçus comme aigus. Ainsi, la hauteur d'un son est caractérisée par sa fréquence.
Le champ auditif ou le domaine des fréquences audibles s'étend de 20 Hz à 20 000 Hz (ou 20 KHz)

Les fréquences conversationnelles : elles s'étendent de 500 à 2000 Hz
La sensibilité maximale de l'oreille : est comprise entre 1000 et 6000 Hz.

Le niveau sonore

L'intensité d'un bruit correspond à l'amplitude de la vibration acoustique. Le décibel (dB) unité relative, exprime le niveau sonore d'une source bruyante.
Le décibel (dB) : correspond à peu près au pouvoir sélectif de l'oreille permettant d'apprécier une variation d'intensité. Il constitue une bonne unité relative pour caractériser physiquement et physiologiquement les sons .

Le seuil de l'audition situe le niveau minimal d'intensité audible à une puissance liminaire, pour un sujet normal, de 10-12 W/m2, ce qui correspond à une pression de 2.10-5 Pascals (20 micropascals).
Le décibel A ou dB(A) permet de reproduire la sensibilité de l'oreille.

En effet notre oreille est plus sensible aux moyennes fréquences qu'aux basses et hautes fréquences. Pour tenir compte de ce comportement physiologique de l'oreille, les instruments de mesure (sonomètre, dosimètre) sont équipés d'un filtre dit " de pondération A " dont la réponse en fréquence est la même que celle de l'oreille. L'unité de mesure s'appelle alors le décibel pondéré A ou (dBA).

Exemples de niveaux sonores (en dBA).

Décollage de la fusée Ariane 180
Turbo réacteur 140
Coup de fusil 130
Marteau piqueur 120
Seuil de la douleur
Walkman volume à fond, ponceuse 90 Présomption de risque pour l'audition
Radio à fond, Machine à tailler les outillages 80
Restaurant bruyant, Bureau avec machines à écrire 70 Travail de bureau difficile
Conversation animé, Bureau bruyant 60 Fatigue
Conversation calme, Grand bureau calme 50 Travail intellectuel pénible

Les niveaux d'exposition sonore à ne pas dépasser

Selon la réglementation en vigueur (Code du travail, art. R. 232-8-2), lorsque le niveau d'exposition sonore est supérieur à 85 dB(A) ou lorsque le niveau de pression acoustique de crête dépasse 135 dB, l'employeur doit prévoir une surveillance médicale, fournir des protecteurs individuels et informer les salariés sur les risques pour leur audition.

Lorsque les niveaux d'exposition sonore sont au-delà de 90 dB(A) ou le niveau de pression acoustique de crête dépasse 140 dB, l'employeur doit établir et mettre en oeuvre un programme de mesures de nature technique ou d'organisation du travail destiné à réduire l'exposition au bruit.

Le tableau ci-dessous donne les durées maximales d'exposition sonore quotidienne à ne pas dépasser, de façon à ce que le niveau d'exposition sonore ne dépasse pas 85 dB(A) pour 8 heures/jour.

Niveau sonore en dB (A) Durée d'exposition quotidienne maximale

dB Durée maximum d'exposition
91 4 h
94 2 h
97 1 h
100 30 min
103 15 min
106 7 min 30 s
109 3 min 45 s
112 1 min 52 s
115 56 s.
118 28 s.

La nocivité du bruit

Elle est liée aux caractères du bruit :

- la qualité du bruit, les bruits de fréquence aiguë (hautes fréquences) sont, à intensité égale, plus nocifs que les bruits graves.
- la pureté. Un son pur de grande intensité est plus traumatisant pour l'oreille interne qu'un bruit à large spectre. Mais il faut noter que les sons purs sont peu fréquents en milieu industriel,
- l'intensité. Le seuil de la douleur est de 120 dB. Cela correspond à un son très intense qui, au lieu d'être véritablement entendu, procure une sensation désagréable, puis douloureuse. 120 dB constitue le seuil de la douleur, au delà de 120 dB les tympans peuvent subir des lésions importantes.
- l'émergence et rythme du bruit : un bruit impulsionnel ayant un caractère soudain et imprévisible est plus nocif qu'un bruit stable et continu.
- la durée d'exposition. Pour une même ambiance sonore, plus la durée d'exposition est élevée plus les lésions auditives de l'oreille interne seront considérables.
- l'association avec les vibrations : l'exposition au bruit industriel associée aux vibrations aggrave le traumatisme sonore chronique.

Elle est aussi liée aux facteurs individuels et à l'état fonctionnel :

- l'âge : la fragilité cochléaire au bruit s'accroît avec l'âge ; elle devient plus marquée au-delà de 50 ans.
- la susceptibilité individuelle : Certains sujets sont plus fragiles que d'autres au bruit
- la fragilisation antérieure de l'oreille : elle peut être provoquée par des affections de nature microbienne ou virale, traumatique, toxique (ototoxiques médicamenteux ou industriels) ou être héréditaire (hypoacousie familiale).
- l'état fonctionnel et aspects chronobiologiques (nyctémère).

Les effets du bruit

Le bruit a des effets directs sur l'audition : fatigue auditive, surdité professionnelle. Il a d'autres effets sur la santé et le travail, sans omettre les conséquences sur la vie sociale et familiale.

Les effets sur l'audition

La fatigue auditive:
Les problèmes commencent généralement par la fatigue auditive

La fatigue auditive c'est un déficit transitoire sur la fréquence 4000 Hz de la perception auditive lors d'une exposition à un bruit intense. Ce déficit est récupérable dans sa quasi-totalité en quelques heures après cessation de l'exposition au bruit lésionnel.

C'est le premier stade de l'atteinte auditive. Il suffit d'une exposition de quelques heures à un bruit intense pour que cette fatigue s'installe provoquant une baisse temporaire de l'acuité auditive. La fonction auditive normale est récupérée après une période variant entre 12 et 36 heures selon les individus et l'importance de l'exposition. A ce stade on peut parler de fatigue auditive.

La surdité professionnelle :
La surdité professionnelle évolue de façon lente et insidieuse en trois stades audiométriques et cliniques.

Effets du bruit autres que la surdité professionnelle

- Effets de masque : c'est la diminution de la perception d'un bruit donné par un bruit simultané plus intense défini comme " bruit masquant ".
- Effets extra-auditifs : le bruit est un stresseur professionnel.
- Effets neuropsychiques et cognitifs
céphalées, irritabilité, anxiété, troubles de l'humeur, troubles de la concentration, de la mémoire, altération des fonctions cognitives, diminution de la vigilance, troubles du comportement, baisse de l'adaptation aux tâches à exécution rapide.
- perturbation du sommeil : diminution du sommeil paradoxal, réveils nocturnes.
- Effets cardiovasculaires : Modification du rythme cardiaque, augmentation de la F.C. (ì ), de la pression artérielle diastolique (ì ), de la fréquence respiratoire (ì ), vasoconstriction.
- Effets digestifs : troubles peu spécifiques de type dyspepsique, hypersécrétion gastrique,
- Effets visuels : vision nocturne perturbée, difficulté d'apprécier la profondeur, les contrastes, dilatation pupillaire...
- Effets hormonaux : élévations des corticoïdes, des cathécolamines, tendance à l'hypoglycémie
- Conséquences sur l'activité de travail.
- Conséquences sur la vie sociale et familiale.

Prévention technique

- par action sur le processus opératoire et suppression des chocs
- par revêtements amortissants des zones d'impact et de chocs
- par réductions des frottements et lubrification des engrenages
- par contrôle des écoulements des fluides et maintenance des flexibles et canalisations d'air comprimé
- par optimisation de ventilateurs et traitement des gaines de ventilation
- par un entretien préventif et régulier des machines
- par encoffrement des machines bruyantes
- remplacement des outils bruyants par des modèles munis de silencieux.
- réduction de la propagation du bruit
- réduction de la transmission du bruit par voie solide : isolation anti-vibratile par socle, ressorts, amortisseurs.
- réduction de la propagation aérienne du bruit : par écrans acoustiques avec revêtement absorbant
- diminution de la réverbération des locaux: par revêtement du plafond et des parois (murs) à l'aide de matériaux et de structures absorbants ; les matériaux poreux et fibreux sont les plus efficaces.
- organisation du travail
- isoler les salariés des sources de bruit (écrans, parois de séparation partielle, cabines ou box).
- éloigner les travailleurs des machines bruyantes, zonage acoustique permettant de réduire l'exposition des salariés aux bruits lésionnels.
- limiter la durée de l'exposition aux bruits dangereux.





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L'oreille

L'oreille est un organe très complexe, composé de trois parties : l'oreille externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne. Le nerf auditif transmet les informations de l'oreille interne au cerveau qui les traitera. Une perte auditive peut se manifester dans l'une de ces trois parties.

L'oreille externe comprend le pavillon, le canal auditif et le tympan. Elle sert de conduit qui guide les sons environnants vers le système auditif. Le pavillon capte les ondes sonores (vibrations de l'air) et les transmet au tympan via le conduit auditif.



L'oreille moyenne est une cavité remplie d'air. Elle contient les trois os les plus petits du corps humain (le marteau, l'enclume et l'étrier). Ils sont reliés d'un côté au tympan et de l'autre à l'oreille interne par une fine membrane. Leur rôle set d'amplifier la vibration captée par le tympan.D'autre part, la trompe d'Eustache met l'oreille moyenne en communication avec la gorge. Sa fonction principale est d'égaliser la pression de l'air dans l'oreille moyenne avec celle de l'air ambiant. Lorsque l'on est pris de la gorge, ce canal peut parfois rester bouché, ce qui s'accompagne d'une atténuation passagère de l'audition.



L'oreille interne se compose de la cochlée et des canaux semi-circulaires. La cochlée est responsable du traitement du signal et les canaux semi-circulaires de l'équilibre.
Le canal cochléaire, rempli de liquide, est muni de fines cellules ciliées sur toute sa longueur.


Les vibrations des osselets de l'oreille moyenne se propagent dans le liquide et excitent les cellules ciliées. Celles-ci activent à leur tour le nerf auditif. Les informations sonores sont ainsi transmises au cerveau pour être traitées et interprétées.