Parents et professionnels, le CIS pourra vous remettre le guide pratique à l'usage des parents : "La
surdité de l'enfant". Ce guide a été édité par la Fondation de France
et l'INPES. Vous pouvez le consulter et le télécharger sur
www.inpes.sante.fr.
(dans le catalogue, faire une recherche 'grand public'/ disponible en téléchargement.)
"La
langue des signes française est reconnue
comme une langue à part entière. Tout élève
concerné doit pouvoir recevoir un enseignement de
la langue des signes française. Le Conseil supérieur
de l’éducation veille à favoriser son
enseignement. Il est tenu régulièrement informé des
conditions de son évaluation. Elle peut être
choisie comme épreuve optionnelle aux examens et concours,
y compris ceux de la formation professionnelle. Sa diffusion
dans l'administration est facilitée."
Article 75 de la loi du 11 février 2005
|
|
Le
CIS de Midi-Pyrénées a éditer une brochure répertoriant
l'ensemble des structures pour jeunes sourds et malentendants
de la région.
|
|
|
|
Une
base de données pour ouvrir les portes de l'enseignement
supérieur aux jeunes handicapés
27 septembre 2010
Jeter des passerelles au-dessus des obstacles rencontrés
par les jeunes en situation de handicap désireux de poursuivre
des études supérieures, en leur apportant "tous
les éléments d’information sur les différents
services existants dans le département" où ils
comptent mener leur cursus à terme. Tel est le principal
objectif de la base de données "Droit au savoir" lancée
vendredi 24 septembre par le collectif inter-associatif du même
nom, en partenariat avec la Fondation Crédit coopératif.
Accessible sur le site de l'Association nationale pour le droit
au savoir et à l'insertion professionnelle des jeunes personnes
handicapées (communément appelée "Droit
au savoir"), en rubrique "Accéder au supérieur",
cette base de données fonctionne avec un moteur de recherche
permettant d'affiner sa requête en 11 étapes (dont
certaines facultatives).
Tenir compte des besoins liés au handicap
Choix du département et de l'académie ainsi que du
type d'établissement d'enseignement supérieur souhaité (université,
grande école, IUT ou BTS/classe prépa) se conjuguent
ainsi pour orienter l'internaute - l'étudiant, ses parents
ou un professionnel du secteur de l'éducation ou de l'orientation
- vers l'offre de services disponibles.
Plusieurs questions propres au handicap permettent également
de préciser ses besoins en matière d'accessibilité pédagogique,
d'accompagnement aux actes de la vie quotidienne ou encore d'intervention
d'une structure de soins coordonnés, voire d'un logement
ou de transports adaptés...
Mener à bien son projet de vie
Autant d'éléments constitutifs d'une "information
fiable et régulièrement actualisée pour se
rapprocher des réalités sur le terrain", promet
le collectif Droit au savoir, à même de faciliter
les "démarches pour tous".
"
Ce dispositif a aussi pour but d'être une plus-value aux
compétences du service public d'orientation, sur la spécificité des
besoins en matière d'accompagnement ou d'accessibilité pédagogique
dans la perspective de rendre effective l'orientation active",
souligne Droit au savoir, en ajoutant que cet outil joue également
un rôle "d'aide à la mobilité en matière
d'études ou d'insertion professionnelle, puisque, mieux
informé, l'étudiant pourra et saura où aller
en fonction de ses besoins pour mener à bien son projet
de vie".
A.S.
UN COLLECTIF REPRESENTANT TOUS LES TYPES DE HANDICAPS
Constituée en décembre 2001 par neuf associations
nationales (AFM, ANPEA, ANPEDA, APAJH, APF, FSEF, GIHP, UNAFAM,
CNPSAA) représentant tous les types de handicap, l'Association
nationale pour le droit au savoir et à l'insertion professionnelle
des jeunes personnes handicapées a pour finalité de "promouvoir
et [de] soutenir la scolarisation au-delà de 16 ans et
la formation professionnelle des jeunes en situation de handicap".
Elle réunit aujourd’hui 38 associations représentant
tous les types de handicaps (moteur, psychique, cognitif, visuel
et auditif)
http://www.ash.tm.fr/actualites/detail/31257/une-base-de-donnees-pour-ouvrir-les-portes-de-l-enseignement-superieur-aux-jeunes-handicapes.html
|
|
|
|
LA BULLE ROSE
Information à l’attention des enfants et/ou parents sourds
A partir du 26 avril, la Bulle Rose, lieu d’accueil enfants-parents,
proposera le lundi après-midi un accueil pendant lequel des accueillantes
signantes (sourde et entendante) seront présentes afin de faciliter
l’accès de la Bulle Rose aux familles concernées par la
surdité. Ce temps d’accueil reste ouvert à tous.
La Bulle Rose est un lieu de rencontre et de jeux qui s’adresse aux enfants âgés
de 0 à 4 ans, accompagnés d’un parent ou d’un adulte
que l’enfant connaît bien.
Venir dans ce lieu peut permettre à l’enfant de rencontrer d’autres
enfants et adultes, de découvrir un nouvel espace de jeux, et aux adultes
de rencontrer d’autres parents, de discuter avec les accueillants des
questions qui les préoccupent.
Pour venir à la Bulle Rose, il n’y a pas d’inscription préalable,
il suffit de venir quand vous le souhaitez, pendant les temps d’ouverture,
au rythme qui vous convient.
Il est demandé une participation de 2,50 €uros par visite, par
famille.
La Bulle Rose est située au 18 avenue des Mazades, à Toulouse,
dans le quartier des Minimes, et est accessible aussi par le métro (ligne
B, station : Barrière de Paris).
Nous sommes ouverts les :
-Lundis 14h30 – 18h30 Présence d’accueillants sourd et entendant
-Mardis 9h -12h
-Mercredis 14h30 – 18h30
-Jeudis 9h -12h et 14h30 – 18h30
-Vendredis 14h30 – 18h30
-Samedis Ouverts à 9h30
Si vous souhaitez d’autres précisions, contactez nous au :
-Téléphone : 05 62 72 22 55
-Mail : ecoledesparentstoulouse@wanadoo.fr |
TOLOSA31 a le plaisir de vous informer que leurs deux membres, étudiants
toulousains sourds, ont un grand succès: l'accessibilité du
site Internet en faveur de la langue des signes française évolue
pour les étudiants sourds afin de leur faciliter à accéder
aux universités
de la ville de Toulouse et aussi celle de Nantes.
En effet, le site Web aide tous les sourds à sortir du
silence!
Vives félicitations à Jérôme Philippe,
créateur du site Web, et Etienne Guillou, étudiant
sourd pour ce projet citoyen.
Avec notre espoir, l'accessibilité en LSF au site se
multiplie dans toutes les grandes villes en France en faveur
de notre peuple sourd.
Jetez votre coup d'œil sur le site: www.signetonavenir.org
---- ---- ----
TOLOSA31
116 bis rue des Amidonniers
31000 TOULOUSE
Fax : 05 62 17 55 92
tolosa31@free.fr
www.tolosa31.org/admin
|
| Le commission ETSF (Etudiants Sourds de France)
cherche des témoignages des étudiants sourds ayant
effectué un parcours universitaire ou autre parcours (que
celui d’université, par ex : BTS, IUT, autre formation)
afin de récolter au maximum des témoignages.
Pour répondre aux questions posés par le commission
ETSF, nous vous invitons à consulter le site du commission
ETSF : http://etsf.fnsf.free.fr/Temoignages
Merci de votre soutien
|
Réussir à l'école
l'accompagnement
de tous les élèves Présentation du site « L'école
pour tous » en langue des
signes. Voir
la vidéo |
Ouverture
de la ligne AIDE HANDICAP ÉCOLE avec un numéro
AZUR (tarif d'une communication locale) : 08 10 55 55 00.
Une trentaine de personnes
sont chargées d'écouter
et de répondre sur tout ce qui concerne les problèmes
de scolarisation des enfants handicapés. Il est destiné aux
parents, professionnels et toutes personnes concernées.
Les interlocuteurs sont supervisés à la fois par
le ministère du travail et par celui de l'Ed Nat. Les ministres
souhaitent (c'est ce qu'ils affirment !) être à notre écoute
et connaître ce qu'il se passe sur le terrain.
Alors, utilisez ce numéro ! Il faut faire remonter les dysfonctionnements
qui renforceront tout ce que les associations peuvent dire lors
des réunions.
Utilisez également le questionnaire d'évaluation
de la satisfaction des usagers des MDPH ! Voici le lien pour
remplir le questionnaire : http://enquetemdph.sodifrance.fr/enquetemdph1.htm
Le questionnaire est anonyme, il suffit juste de préciser
le département concerné.
Diffusez le et faites le connaitre. Un moyen pour améliorer
la qualité de service des MDPH.
|
Guide
Handiscol réactualisé
Le guide Handiscol pour la scolarisation des enfants et adolescents
handicapés, avec les directives et les dispositions réglementaires
liées à l'application de la loi du 11 février 2005 (37p.), est
désormais téléchargeable sur le site du ministère : media.education.gouv.fr/file/42/2/4422.pdf
|
L'association "codeurs
LPC 31" a été créée en janvier
2008.
Son objectif est de promouvoir et développer la Langue française
Parlée Complétée en Haute Garonne et sur les
départements limitrophes.
Elle propose des prestations de codage LPC, des formations et
informations sur la surdité et l'outil LPC ainsi qu'une aide pour les
parents désirant élaborer un dossier de demande
de financement des heures de code pour leur enfant.
(télécharger
la plaquette)
LPC info de mai juin2008 : Le codage scolaire en questions au gouvernement.
|
Le Guide pour la scolarisation des enfants
et adolescents handicapés à destination des parents, daté de
décembre 2011 est disponible : http://eduscol.education.fr/cid47791/guides-scolariser-les-eleves-handicapes.html (voir page 40).
Le Guide pour les professeurs date de 2009 : http://media.eduscol.education.fr/file/ASH/90/4/guide_scolariser_eleves_sourds_et_malentendants_142904.pdf
|
|
Conditions de mise en œuvre du programme
de la langue des signes française à l’école
primaire
NOR : MENE0800665C
RLR : 514-4
circulaire n° 2008-109 du 21-8-2008
MEN - DGESCO B2-2
http://www.education.gouv.fr/cid22246/mene0800665c.html
I - Contexte réglementaire
Certaines dispositions de la loi n° 2005-102 du 11 février
2005, « pour l’égalité des droits et
des chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées », concernent plus particulièrement
les jeunes sourds :
S’agissant de l’éducation et du parcours scolaire des jeunes
sourds, elle garantit aux parents de jeunes sourds une liberté de choix
entre une communication bilingue et une communication en langue française,
dans l’éducation de leur enfant :
Article L.112-2-2 : « Dans l’éducation et le parcours scolaire
des jeunes sourds, la liberté de choix entre une communication bilingue,
langue des signes et langue française, et une communication en langue
française est de droit. Un décret en Conseil d’État
fixe, d’une part, les conditions d’exercice de ce choix pour les
jeunes sourds et leurs familles, d’autre part, les dispositions à prendre
par les établissements et services où est assurée l’éducation
des jeunes sourds pour garantir l’application de ce choix »
Par ailleurs, la loi reconnaît à la langue des signes française
(L.S.F.) un statut de langue de la République au même titre que
le français, et précise qu’elle peut être choisie
par tout candidat, qu’il soit sourd ou non, comme épreuve
facultative aux examens et concours, y compris ceux de la formation professionnelle
:
Article L.312-9-1 : « La langue des signes française est reconnue
comme une langue à part entière. Tout élève concerné doit
pouvoir recevoir un enseignement de la L.S.F. Le Conseil supérieur de
l’éducation veille à favoriser son enseignement. Il est
régulièrement informé des conditions de son évaluation.
Elle peut-être choisie comme épreuve optionnelle aux examens et
concours, compris ceux de la formation professionnelle. Sa diffusion dans l’administration
est facilitée. »
Le ministère de l’Éducation nationale a en conséquence
pour tâche de mettre en œuvre les conditions de l’enseignement
de la L.S.F. pour tous les élèves concernés par ces nouvelles
dispositions législatives.
II - Définition du bilinguisme français-langue
des signes française, en situation scolaire
Il convient de préciser, dans le cadre de l’enseignement
scolaire, le sens de l’expression « communication
bilingue » contenue dans l’article L. 112-2-2. Les
précisions qui suivent résultent des conclusions
unanimes d’un groupe d’experts, compétents
dans le domaine de la linguistique, de la déficience auditive,
de la communication et de l’institution scolaire, mis en
place par le ministère de l’Éducation nationale
en 2006. Le bilinguisme s’inscrit dans les potentialités
individuelles de chaque enfant. À partir de l’apprentissage
ou de la consolidation de sa connaissance de la langue des signes
française, l’institution scolaire s’efforce
de construire pour chaque élève sourd dont la famille
a fait ce choix, un accès graduel au français en
s’appuyant d’abord sur le français écrit
dont la maîtrise est le minimum indispensable pour attester
du succès du bilinguisme choisi, et la responsabilité propre
de l’Éducation nationale pour tous les jeunes,
sourds ou entendants.
Dans la vie du jeune sourd, la pratique de la langue des
signes française tient lieu d’équivalent de communication
orale, et la langue française écrite tient lieu
de langue écrite, moyen capital de la communication par écran
(messages de type S.M.S., internet...) dont la place ne cesse
de croître dans la vie sociale et s’avère
plus que jamais le moyen par excellence de communication entre
les sourds et la majorité des entendants.
Dans le cadre du bilinguisme en situation scolaire, l’accès à la
forme orale du français, nécessairement variable
selon de nombreux paramètres propres à chaque enfant
et à son milieu, apparaît comme un complément
important qui ne saurait être ni ignoré ni construit
de façon privilégiée. Il est souhaité,
autant que faire se peut, que les jeunes sourds aient un accès
même limité à l’oral. Cependant, dans
l’ensemble du parcours scolaire, les jeunes sourds ayant
fait le choix de la communication bilingue ne seront pas évalués
sur leurs compétences en français oral qui, par
conséquent, ne sera pas systématiquement enseigné.
III - Public auquel l’enseignement de la langue des signes
française s’adresse
Il est essentiel de déterminer avec précision
quels sont les élèves visés par l’expression
: « tout élève concerné » utilisée
dans l’article L. 312-9-1. La loi du 11 février
2005 sur l’égalité des droits et des chances,
la participation et la citoyenneté des personnes handicapées,
comme son titre l’indique, est destinée à préciser
et améliorer les droits des seules personnes handicapées.
Il faut par conséquent comprendre cette formulation comme étant
référée à l’article L. 112-2-2
qui offre le choix de la communication bilingue aux seuls jeunes
sourds. Le programme de L.S.F. s’adresse donc nécessairement
aux jeunes sourds dont les parents ont fait le choix de la communication
bilingue. Cependant, une telle acception apparaît à l’évidence
trop restrictive pour permettre aux jeunes sourds d’établir,
avec leur environnement proche, une communication aisée
favorisant une scolarité réussie. C’est pourquoi
les élèves qui se situent dans la proximité de
vie immédiate et obligée d’un jeune sourd
(fratries, camarades de classe par exemple), pourront également,
dans la limite du possible, avoir accès à l’enseignement
de la L.S.F.
IV - Conditions d’exercice du choix d’une communication
bilingue
Le décret n° 2006-509 du 3 mai 2006, relatif à l’éducation
et au parcours scolaire des jeunes sourds, prévoit
les mesures suivantes :
Pour éclairer le libre choix entre les deux modes de communication,
une information est assurée par la maison départementale des
personnes handicapées (M.D.P.H.).
L’équipe pluridisciplinaire instituée au sein de la M.D.P.H.
veille à ce que le jeune sourd et, le cas échéant, ses
représentants légaux, aient reçu toute l’information
nécessaire sur les modes de communication prévus dans le code
de l’éducation. Elle est informée du mode de communication
choisi.
Le mode de communication adopté par le jeune sourd est inscrit dans
le projet de vie du jeune (article R. 146-28 du code de l’action sociale
et des familles) après un diagnostic constatant les difficultés
d’accès à la communication orale et la nécessité du
recours à des modalités adaptées de communication. Ce
choix peut être confirmé, précisé ou modifié dans
le projet de vie.
L’équipe pluridisciplinaire élabore le projet personnalisé de
scolarisation inclus dans le plan personnalisé de compensation en respectant
le mode de communication choisi. Le mode de communication choisi s’impose à la
commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées
lorsque celle-ci se prononce en application de l’article L. 146-9 du
même code.
Il est essentiel en effet, que les familles soient pleinement éclairées
et informées sur la nature du choix qu’elles peuvent faire, sur
le sens de ce choix en matière linguistique et sur ses conséquences
en terme de déroulement du cursus scolaire de leur enfant. Cette information
relève de la responsabilité de la M.D.P.H. du département
de résidence du jeune sourd et elle a toute sa place dans la phase d’élaboration
du projet personnalisé de scolarisation au cours de laquelle la M.D.P.H.
peut s’entourer de tous les experts qu’elle juge utile de solliciter,
notamment les enseignants spécialisés dans l’enseignement
pour les élèves souffrant de déficience auditive et les
professionnels des centres d’information sur la surdité ainsi
que ceux des « Services spécialisés d’éducation
familiale et d’intégration scolaire » (S.S.E.F.I.S.).
Le choix que fait la famille n’est, en tout état de cause, pas
définitif car la révision des projets personnalisés de
scolarisation est au moins annuelle et peut conduire à des changements
dans le mode de communication choisi tout au long du parcours scolaire.
V - Situation des enseignants de L.S.F.
Enseigner la langue des signes française (L.S.F.) ou
en L.S.F. aux élèves concernés dont les
familles auront fait le choix du mode de communication bilingue,
suppose de réunir plusieurs qualités. D’une
part, il convient naturellement de disposer des connaissances
générales qui sont celles de tout enseignant. La
maîtrise du français écrit, notamment les
capacités de lecteur comme celles de rédacteur,
doit être irréprochable, comme pour tout enseignant,
quelle que soit la discipline enseignée. D’autre
part, il faut faire la preuve de compétences pédagogiques
générales, attestant la capacité à placer
les élèves en situations d’apprentissage
constructives et efficaces, à l’instar de tous les
enseignants. Enfin, il faut faire la preuve d’une excellente
maîtrise de la pratique de la langue des signes française,
maîtrise que l’on situera au moins au niveau B2 du
référentiel européen des langues.
Trois catégories de personnes sont donc susceptibles
d’enseigner la L.S.F. ou en L.S.F. :
Dans le premier degré, des professeurs des écoles, titulaires
du CAPA-S.H., qui maîtrisent totalement la L.S.F. pour des raisons souvent
personnelles, ou qui ont éventuellement complété leurs
compétences au niveau requis par des stages de formation continue.
Dans le second degré, des professeurs de collège et lycée, éventuellement
détenteurs du 2C.A.-S.H., ayant également appris la L.S.F. pour
des raisons personnelles, et qui sont susceptibles d’enseigner la L.S.F.
ainsi que leur matière en L.S.F.
Des enseignants sourds qui possèdent les compétences suffisantes
en L.S.F. et pour lesquels la maîtrise du français écrit
et les capacités pédagogiques évoquées plus haut
auront été attestées par les corps d’inspection
compétents. Appartenant souvent à des associations représentatives
de personnes sourdes ou pratiquant au sein d’organismes spécialisés
un enseignement de la L.S.F., ils enseignent pour beaucoup d’entre eux
déjà au sein d’établissements scolaires du premier
ou du second degré, sur la base de vacations ou de contrats à durée
déterminée, soit en co-enseignement avec un enseignant de l’Éducation
nationale, soit en situation d’enseignement autonome pour des élèves
sourds scolarisés individuellement au sein de ces établissements.
Il convient d’abord de recenser les personnes qui, dans l’académie,
présentent ces différentes qualités. Il convient ensuite
de permettre à celles qui le souhaiteraient de s’engager dans
l’enseignement de la langue des signes française et, le cas échéant
en langue des signes française. Des lors, deux cas de figure se dégagent
:
un professeur entendant et signant (du premier ou du second degré) qui
peut enseigner la langue des signes et en langue des signes française
aux élèves concernés ;
un enseignant sourd qui enseigne la langue des signes française à tout
public ou qui enseigne en langue des signes française à des élèves
sourds uniquement.
Le ministère de l’Éducation nationale offre
d’ores et déjà une voie de recrutement pour
les enseignants sourds de et en L.S.F. : le contrat. Le recrutement
de personnes handicapées par la voie contractuelle est
prévu par le décret n° 95-979 du 25 août
1995 modifié en 2005, qui permet au candidat d’être
titularisé au terme d’un contrat d’un an s’il
a été jugé apte professionnellement à exercer
les fonctions occupées.
VI - Organisation de l’enseignement à la rentrée
2008
Indépendamment des travaux qui sont en cours sur les
conditions générales dans lesquelles se déploie
la mise en œuvre du libre choix du mode de communication
pour les élèves sourds, la rentrée 2008
voit la première application du programme de L.S.F. à l’école
primaire dans le cadre existant.
À
cette fin, plusieurs objectifs doivent être poursuivis
:
1) Vous recueillerez auprès des M.D.P.H. la liste des élèves
du département dont les parents ont fait ou sont susceptibles
de faire le choix d’un mode de communication bilingue selon
les modalités citées ci-dessus ;
2) Vous établirez la carte des « pôles-ressources
en L.S.F. » où cet enseignement pourra être
dispensé. Un pôle ressource est défini par
un ensemble articulé d’établissements scolaires
du premier et second degré dans un secteur géographique
limité, incluant nécessairement un lycée
professionnel, et au sein desquels des dispositions sont prises
afin que les élèves sourds dont les parents ont
fait le choix du mode de communication bilingue, puissent réellement
voir mis en œuvre ce choix.
Le nombre et les lieux des pôles-ressources dans l’académie
sont déterminés selon une répartition harmonieuse
qui tient compte notamment des critères suivants :
caractéristiques de la population scolaire concernée : nombre
d’élèves sourds dont les familles ont fait ce choix, répartition
de ces élèves par niveaux scolaires, répartition géographique
de cette population dans l’académie, etc. ;
caractéristiques géographiques de l’académie : distances,
densité des établissements scolaires, zones d’enclavement,
etc. ;
disponibilité de la ressource humaine pour cet enseignement selon les
critères énoncés ci-dessus ;
capacité à mobiliser le C.R.D.P. afin de déployer tout
moyen TICE susceptible de favoriser quand c’est possible une liaison
directe entre un élève sourd et un enseignant de L.S.F. situé à un
autre endroit.
|
|
La
surdité est le handicap sensoriel le plus fréquent.D'après
le rapport de Mme GILLOT, alors députée du Val
d’Oise, à M. JOSPIN, alors 1er ministre, environ
7 % de la population générale serait atteinte
de déficience auditive, tous niveaux de surdité et
tous âges confondus.
Des rapports
ministériels plus récents ont indiqué le
taux de 10 % de la population.
Pour Midi-Pyrénées,
d’après les chiffres du recensement de 1999, cela
représenterait plus de 250 000 personnes sur une population
de 2 551 700 personnes.
Il y aurait
ainsi en France au moins 4,2 millions de personnes qui entendent
mal.
Environ 60
% de cette population est constituée de personnes de
plus de 50 ans fréquemment atteinte de presbyacousie
(perte auditive liée au vieillissement). Le taux de
personnes ayant une perte de plus de 65 dB est de 0,3 % entre
30 et 50 ans et de 2,3 % entre 60 et 70 ans.
40 % a donc
moins de 50 ans, dont 50 000 adolescents.
Il aurait
environ 300 000 sourds de naissance en France
Environ 200
000 personnes pratiquent la LSF : sourds de naissances en majorité,
malentendants de naissance, et quelques devenus sourds.
1 enfant
sur 1000 présente une surdité sévère
ou profonde à la naissance ou
avant 2 ans
1 autre enfant sur 1000 deviendra sourd à l’âge adulte.
|
|
|